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 Leith & Max | Set me on fire

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► MA PETITE BOUILLE : Emma Stone ♥
► PSEUDO : Emi Burton
► APPARU DANS LE ROMAN LE : 03/09/2014
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MessageSujet: Leith & Max | Set me on fire   Lun 13 Oct - 23:28

Set me on fire

Leith & Max

Maxine était revenue en ville depuis plus d’un mois déjà. Elle avait retrouvé ses habitudes, sa table au café le lundi matin, les rues qui semblaient intemporelles, comme si tout pouvait arriver sans que rien ne change. Ca avait un côté à la fois rassurant et angoissant. Tout pouvait arriver oui, absolument tout, et la ville ne bougeait pas, ne s’en souciait, comme à l’image du monde entier. Tout continuerait d’évoluer sans cesse malgré tout. Et pourtant, pour elle, la vie s’était arrêtée de tourner. Elle avait perdu la personne la plus importante à ses yeux en choisissant son secret plutôt que la confiance de son fiancé. Pourtant, elle ne regrettait pas tant que ça de ne rien n’avoir dit. S’il avait su pour sa maladie, comment ça se serait passé ? Serait-il resté par habitude ou par pitié ? Ou l’aurait-il quitté par peur ? Après tout, une femme malade, ce n’était vivable. Elle avait toujours eu si peu confiance en elle, elle avait toujours eu peur d’elle laissée derrière, et au final c’était elle qui l’avait poussé à la quitter. Ca faisait plus de trois ans maintenant, et elle en souffrait comme si c’était arrivé la veille. Elle l’avait perdu, et aujourd’hui, tout ce qu’elle désirait, c’était le retrouver. Elle ne l’avait pas encore vu dans les parages, elle se demandait même s’il n’avait pas déménagé quelque part loin d’ici. Elle se rendant parfois devant l’immeuble de leur ancien appartement, le regardant bêtement d’en bas, se souvenant de tout ce qu’ils y avaient vécu, et partait. Cette ville était remplie de souvenirs, elle se demandait parfois s’il n’aurait pas mieux fallu ne jamais revenir, mais l’espoir la guidait encore invraisemblablement.

Depuis son retour, elle n’était pas retournée sur la tombe de son père. Là encore, les souvenirs affluaient. Dès qu’elle eût passé le portail du cimetière, c’était comme si des tas d’images l’assommaient. Son père, son visage devenait flou, seulement ravivé par les vieilles photos qu’elle avait encore en sa possession. En marchant le long de l’allée macabre, elle se rappela de toutes ces journées qu’elle avait passées à la parcourir, trainant lourdement ses pieds en pleurant son père. En s’installant en face de sa tombe, elle se souvint de cette fois où Leith était apparu comme par magie pour l’aider à se débarrasser de ses camarades qui ne cessaient de se moquer d’elle. Elle sourit à ce souvenir tellement cher à son cœur. A l’époque, elle l’avait simplement rejeté, et elle avait continué, encore et encore, pendant deux ans, sans doute poussée par sa peur de perdre à nouveau quelqu’un, ou qu’on se moque d’elle, toujours si peu sûre d’elle. Elle avait été bien idiote de le repousser tout ce temps. Elle aurait dû lui sourire ce jour-là, et le remercier, elle n’aurait alors pas perdu de temps. Elle n’avait jamais su ce qu’il était venu faire au cimetière, il ne lui en n’avait jamais parlé, et elle n’avait jamais pensé à lui demander. Aujourd’hui, cette question lui vint à l’esprit, et c’était trop tard pour la poser. Elle s’assit face à la tombe de son père, laissée à l’abandon au fil du temps. Elle était la seule à venir à présent. Elle balaya les feuilles qui brouillaient la vision de la pierre tombale, et déposa les fleurs qu’elle avait apporté, les préférées de son père, comme toujours.

Elle resta un moment là, à regarder la tombe en silence, à la fois apaisée et troublée. Elle voulait tellement demander conseil à son père, lui parler. Mais elle avait compris avec le temps que parler à une pierre ne changerait jamais rien. Elle avait vécu ce qu’il avait vécu, et elle était encore là, elle. Elle survivait, muée par l’espoir de revoir Leith, de pouvoir tout arranger, même si ça semblait perdu d’avance, elle voulait y croire, elle n’avait que ça à quoi se raccrocher. Après quelques longues minutes, peut-être même une heure ou plus, elle se décida à se lever et partir. A présent elle reviendrait plus souvent. Elle était de retour en ville, elle se devait d’être aussi là pour son père. Elle se releva donc, caressant doucement la pierre de la main, puis, lorsqu’elle se retourna, elle aperçut un visage familier non loin de là. Il était là. Ils se retrouvaient à l’endroit même où ils s’étaient rencontrés tant d’années auparavant. Elle ne put s’empêcher de sourire, trop heureuse de le revoir après tout ce qu’elle avait traversé de son côté. Elle avait déjà envie de pleurer, mais elle s’efforça de rester forte. Il fallait qu’elle soit forte. Elle s’approcha alors doucement de lui, traversant les quelques mètres qui les séparaient. « Bonjour, Leith. » Elle ne savait pas quoi dire d’autre. Il ne voudrait sans doute plus jamais lui reparler. « Ca fait longtemps… Est-ce que… Est-ce que tu vas bien ? » Longtemps en effet. Trois ans. Elle avait passé tout ce temps à se battre contre sa maladie, en grande partie pour lui, et il l’ignorait totalement. C’était mieux ainsi.

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MessageSujet: Re: Leith & Max | Set me on fire   Mar 14 Oct - 3:16


Cimetière  ◈ Leith & Maxine
Set me on fire





   

   A
vec le temps, certaines habitudes changent alors que d’autres perdurent, devenant presque des sortes de rituels. En ce qui me concernait, j’allais chaque semaine devant la tombe de ma mère, pour lui parler, la regarder, réfléchir, faire le vide. C’est fou tout ce à quoi on peut penser quand on se trouve dans un cimetière. Aussi, malgré moi quand je venais ici je pensais à Max. Pourquoi ? Parce qu’on n’oublie pas aussi facilement l’endroit où l’on rencontre celle qui fait vibrer son cœur. Seulement maintenant, cette pensée effleurait seulement mon esprit avant de disparaître aussi vite qu’elle était venue, j’avais fait mon deuil. Mes yeux se posèrent sur la stèle d’Elisabeth Shelton. Chaque semaine, je m’efforçais de nettoyer les branches et les feuilles afin qu’elle reste toujours propre, j’apportais parfois des morceaux de pains pour que des oiseaux viennent les manger. D’un côté, ça lui apportait un peu de compagnie même si elle ne s’en rendait pas compte parce qu’elle était morte et que ça ne rimait à rien. Moi, ça me rassurait. Après ces quelques minutes à fixer ce bout de rocher dans le vide, je décidai de placer mes mains dans les poches et de fermer les yeux, pour savourer le calme et me retrouver un peu seul avec moi-même.

En ce moment ma vie était plutôt calme et stable, chaque soir ou presque j’allais retrouver celle qui voulait bien faire partie de ma vie, qui s’efforçait à panser les blessures de mon cœur meurtri. Cette pensée me fit sourire. Ma mère aurait été fière de voir que malgré toutes les épreuves que j’avais pu traverser, j’avais toujours relevé la tête. Continuer à avancer était le plus important, même si ça faisait mal, même si c’était terriblement dur. Il le fallait. Elle me manquait terriblement, j’aurai tellement voulu qu’elle soit là, avec moi pour m’aider, me conseiller, m’empêcher de faire les mauvais choix, parce que c’est ce que font les mères non ? Mais j’étais seul. J’avais beau essayer de trouvais de l’affection auprès des autres, dans le fonds je me sentais terriblement seul. C’est à ce moment-là que j’entendis des bruits de pas se dirigeant vers moi, qui donc dans un cimetière pouvait bien venir me déranger ? J’eus la réponse avant même d’ouvrir les yeux. « Bonjour, Leith. » Cette voix, reconnaissable entre mille. Mon corps tout entier se mit à trembler quand elle prononça mon nom, dans sa bouche c’est comme s’il prenait un sens tout particulier, comme si Leith ne voulait pas juste me désigner mais plutôt signifier tout un tas de choses. J’avais cessé de respiré, sous le choc de cette rencontre. Après tant d’années, elle était revenue et le pire, c’est qu’ils se rencontraient exactement au même endroit que 10 ans auparavant. « Ça fait longtemps… Est-ce que… Est-ce que tu vas bien ? ». Oh oui, terriblement longtemps. Je pris une grande inspiration, comme si ça pouvait m’aider à me préparer à ce que j’allais voir, m’éviter toute réaction débile ou non réfléchie. Il fallait que je reste calme à tout prix. Alors à ce moment-là, j’ouvris les yeux.

Elle se tenait là, juste à côté de moi. Je pouvais sentir son parfum, humer son odeur tellement parfaite. Aaaaah. C’est pour ça que je ne voulais pas la regarder. Quand mes yeux se plantèrent dans les siens, c’est comme si toute notre histoire refaisait surface. Était-elle bien réelle ? Se tenait-elle devant moi ? Mon visage se crispa involontairement dans une grimace de douleur, je souffrais parce que je la trouvais tellement belle, ses prunelles semblaient exprimer à quel point elle était contente de me revoir. J’étais perdu, perdu dans l’abime de ses iris, perdu dans les sentiments qui affluaient en moi tel un raz de marée. Mais merde Leith, ressaisis-toi ! « Maxine. » Je ne voulais pas dire Max, non c’était trop personnel, alors que nous, nous n’étions rien. Je détournais les yeux, la voir me faisait bien plus de mal que je ne voulais l’avouer. Les secondes s’écoulèrent tandis que je cherchais ce que je pouvais bien lui dire. Répondre à sa question était totalement inutile, parce que tout ce que j’aurai bien pu dire n’aurai été que mensonge. Mon regard se posa de nouveau sur elle et s’attarda sur ses cheveux. « Tu as encore changé de couleur de cheveux. » Remarque totalement inutile, ok. Mais comme ça, j’évitais de répondre à sa question. J’espérai qu’elle ne s’en rendrai pas compte mais j’étais certain que ça ne serait pas le cas, parce qu’on se le dise, mon détournement de conversation était flagrant. J’avais connu Maxine brune et blonde mais pas rousse. Ça lui allait bien. De  toute façon tout lui allait bien, elle aurai pu se teindre les cheveux en rouge ou même en bleu, elle aurai été belle à mes yeux.

 

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MessageSujet: Re: Leith & Max | Set me on fire   Mer 15 Oct - 19:19

Set me on fire

Leith & Max

Se retrouver de nouveau là, dans cette ville qui l’avait vue grandir, en face de la tombe de son père, dans ce cimetière silencieux, toujours aussi calme malgré les nombreux souvenirs qui l’accompagnaient, ça apaisait Maxine. Elle n’était pas venue depuis un moment maintenant, ça devait faire plus d’un an, qu’elle n’avait pas visité la tombe de son père, et que par conséquent personne ne l’avait vraiment fait. Elle était là maintenant, et elle avait bien l’intention de reprendre cette vieille habitude de passer une fois par semaine au moins pour nettoyer la pierre et amener des fleurs. Ici, elle se sentait bien, elle se sentait chez elle, aussi étonnant que cela puisse paraître. Elle aurait tant voulu que son père soi là, avec elle. Il aurait su la conseiller, il aurait su quoi dire, quoi faire, il aurait su à l’époque comment agir face à la maladie et la grossesse, il aurait certainement pu l’orienter et alors, peut-être que tout aurait été parfait, peut-être serait-elle mariée à l’heure actuelle, mariée à Leith, pour le meilleur et pour le pire jusqu’à ce que la mort les sépare. Etrangement, ça sonnait juste, encore aujourd’hui. Jusqu’à ce que la mort les sépare, oui. Elle l’aimerait jusque-là, elle en était bien certaine. La mort, elle avait bien failli l’atteindre, mais elle s’en était sortie, et aujourd’hui elle ne désirait qu’une chose : se faire pardonner, tout recommencer. Ca paraissait impossible mais elle était déterminée à se battre. Restait-il encore à le voir, et ça n’avait pas été aussi facile que ce qu’elle aurait cru en revenant. Elle ne l’avait pas croisé depuis son retour. Peut-être était-il au courant et cherchait-il à l’éviter ? Impossible de le savoir.

Elle passa un long moment silencieuse, à regarder la tombe, à réfléchir, à imaginer son père répondre à ses interrogations, tenter de se souvenir de sa voix, de la chaleur de ses mains, de son parfum, sans réellement y parvenir, puis se leva finalement, lançant un dernier regard sur le nom gravée sur la pierre, ma caressant doucement, du bout des doigts, comme pour se rapprocher un peu plus de son père pourtant parti depuis bien longtemps, et commença à partir. Ce fut à ce moment-là qu’elle aperçut Leith, non loin de là. Elle ne savait pas ce qu’il venait faire là et à vrai dire, elle n’y pensa pas réellement, aveuglée par le bonheur qu’elle ressentait de le revoir enfin après tout ce temps. Il n’avait pas changé, toujours le même, toujours si beau, les yeux fermés, la tête légèrement relevée. Elle ne put s’empêcher de sourire en le voyant, malgré leur séparation difficile. Elle l’aimait encore tellement… Elle s’approcha, trop impatiente de lui parler pour attendre une prochaine rencontre fortuite, et le salua doucement, osant à peine parler normalement. Il ne bougea pas, n’ouvrit pas les yeux, ne baissa pas la tête pour la regarder, pourtant elle était sûre qu’il l’avait entendue. Ou peut-être l’ignorait-il ? Elle avait peur de cette hypothèse. S’il l’ignorait complètement, elle n’aurait jamais la chance de s’excuser, de se faire pardonner. Elle baissa la tête, troublée, inquiète, puis osa finalement lui demander comment il allait, remarquant les années qui avaient passé depuis leur dernière entrevue. Ils s’étaient quittés fâchés, il n’avait jamais su la raison de ses cachotteries.

Il resta encore un moment sans rien dire, inspirant calmement comme s’il préparait quelque chose, et elle ne put que s’attendre à ce qu’il la repousse. Lorsqu’il ouvrit les yeux pour la fixer, son cœur s’arrêta de battre un moment, avant de s’accélérer brutalement. Elle n’aimait pas cette sensation, ça la rendait mal à l’aise. Autrefois elle aurait été comblée, aujourd’hui c’était une torture. Elle l’aimait, mais elle ne pouvait pas le toucher, elle ne pouvait rien faire. Sa grimace effraya légèrement Maxine. Qu’allait-il faire ? Avait-elle eu tort de revenir ? D’espérer ? Lorsqu’il prononça son nom, elle crût mourir. Maxine. Pas Max. C’était déjà ça, mais ça lui fendait le cœur, cette distance qu’il mettait entre eux. Elle sourit néanmoins, d’un air attristé, presque désespéré. Il détourna le regard et resta de longues secondes silencieux. Elle se demanda alors si elle ne ferait pas mieux de partir, ayant la désagréable impression qu’il ne voulait pas la voir. Puis ses yeux se fixèrent à nouveau sur elle, et il remarqua sa couleur de cheveux, un roux qu’il ne l’avait jamais vu porter. Elle rougit malgré elle, passant la main sur ses cheveux, gênée, mais flattée qu’il l’ait remarquée. Ce qu’elle était idiote de sourire pour ça. « Oui… Tu aimes ? J’avais besoin de changer. » Avec Maxine, c’était facile de deviner quand ça n’allait pas. Elle avait tendance à se teindre les cheveux, recouvrir son blond naturel, comme pour se cacher, pour devenir quelqu’un d’autre. C’était étrange, mais pour elle, c’était un moyen d’extérioriser son mal-être.

Il n’avait pas répondu à sa question. Il l’avait évité parfaitement, mais elle n’essaya pas d’insister. Elle sourit de nouveau, toujours à la fois si joyeuse et si triste de le voir. « Qu’est-ce que tu deviens ? » Ca sonnait lointain, comme deux vieilles connaissances qui se rencontraient de nouveau, elle n’aimait pas ça. Elle n’avait pas envie de l’entendre dire que tout allait bien, qu’il avait tourné la page, qu’il l’avait oubliée, ça lui ferait tellement de mal… Elle, elle en était toujours au même point, et n’avait même pas l’intention de faire le deuil de leur histoire. « Je… Je suis revenue il y a un mois. » Elle ne savait même pas pourquoi elle disait ça, ça ne servait à rien. Peut-être pour lui faire remarquer qu’elle était de retour, qu’elle comptait rester, que maintenant, ils pouvaient se revoir, ils pouvaient tout recommencer. C’était beaucoup espérer de sa part, mais après ce qu’elle avait vécu, elle n’avait que ça.

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MessageSujet: Re: Leith & Max | Set me on fire   Mer 15 Oct - 22:54


Cimetière  ◈ Leith & Maxine
Set me on fire





   

   C
’est fou comme la vie pouvait être cruelle avec vous. Allez savoir pourquoi ou comment, quelqu’un devait se lever le matin et se dire « Tien, aujourd’hui j’ai bien envie qu’il galère lui, on va se marrer. » Ou pas.  Aujourd’hui, c’était bien MA journée galère. Maxine avait décidé de refaire surface et comme si ça ne suffisait pas, elle me parlait comme si de rien n’était à l’endroit où nous nous étions rencontrés. Était-elle réellement en train de faire ce que je croyais qu’elle faisait ? Était-elle réellement en train de me poser des questions sur ma vie ? Il m’avait pourtant semblé bien clair qu’il y a trois ans, quand elle m’avait caché sans aucun remords qu’elle attendait un enfant de moi, que je n’importais pas à ces yeux. Alors pourquoi aujourd’hui elle venait me parler ? N’importe qui aurai pu lire l’incompréhension qui m’habitait présentement sur mon visage. « Oui… Tu aimes ? J’avais besoin de changer. » Je ne pus m’empêcher de lâcher un petit rire amer. Besoin de changer ? C’est pour ça qu’elle avait tout lâché, notre relation y compris ? Parce qu’elle avait besoin de changer ? Mes poings se crispèrent discrètement dans mes poches. KEEP CALM. J’aurai pu lui répondre que j’aimais bien, parce que c’était le cas. Oui, j’aurai pu. « Je te préférai blonde. » Et bam. Prends toi ça. Ma remarque sonna comme un coup de poing dans ce silence. Je ne voulais pas non plus la faire souffrir, mais si elle croyait que j’allais sourire à ses paroles et faire comme si rien ne s’était jamais passé, elle se foutait le doigt bien profondément dans l’œil parce que c’était juste impossible de faire abstraction de cette douleur qui me comprimait la poitrine et me brûlait l’estomac à chaque fois que je posais mes yeux sur elle.

Je secouai la tête, impossible de me concentrer plus longtemps. Avec elle à juste quelques centimètres de moi, je n’arrivais plus à raisonner calmement. C’est comme si j’avais une épine au fond de ma chaussure qui m’empêchait de me concentrer sur autre chose, qui vous rappelle à chaque pas qu’elle se trouve bien là et qu’elle se fait un malin plaisir à vous faire mal. Cette épine se traduisait par mes sentiments pour Maxine en ce qui me concernait. Ils étaient là et me faisaient irrémédiablement souffrir. Mes yeux se posèrent sur le bout de mes chaussures. Je sentais son regard brûlant se poser sur moi & croyais le ou non, si à cet instant j’aurai pu fuir, je l’aurai fait à coup sûr. « Qu’est-ce que tu deviens ? »  Alors c’est tout ? On va faire comme si rien ne s’était passé ? On va reprendre comme si tout nous souvenirs s’étaient effacés par magie ? Je pensais avoir fait le deuil de notre relation, oh oui, je croyais tellement que je m’étais enfin remis de notre rupture et que j’étais un tant soit peu heureux mais la revoir aujourd’hui me prouvait le contraire. Je n’avais qu’une seule envie, lui verser toute la rancœur et la haine que mon cœur ne pouvait plus contenir. Tous les pores de ma peau transpiraient la souffrance et le désarroi face à ses questions anodines. J’avais envie de lui dire à quel point je soufrai, à quel point j’étais pommé seul dans mon coin. Que les premiers moi, j’étais à deux doigts de péter à câble et que j’ai cherché tous les moyens possibles pour l’éviter. Qu’à chaque fois que je traversais la ville, je ne pouvais m’empêcher de penser à elle et aux souvenirs que l’on avait ensemble. J’avais envie de lui dire que j’avais envisagé des millions de fois d’essayer de la retrouver et de lui supplier d’avoir pitié de moi et de me reprendre, de faire semblant qu’elle m’aimait juste pour duper mon cœur puéril. Je voulais lui balancer que sa trahison m’avait autant fait souffrir que le suicide de ma mère, qu’elle aussi m’avait lâchement abandonnée alors que je l’aimais de tout mon cœur, je voulais lui dire que j’essayais de m’en remettre mais qu’à chaque fois que je fais un pas en avant, mes souvenirs me font reculer de trois pas en arrière. Je bruler d’envie de lui balancer qu’elle avait détruit la capacité de mon cœur à offrir de l’amour et qu’à présent, j’étais tout juste capable de m’attacher à quelqu’un. Lui dire que là, tout de suite, si elle le voulait elle pouvait me reprendre, que je n’étais plus bon à rien de toute façon mon cœur ne criait que son nom à longueur de journée, comme une longue plainte qu’un animal pousse à l’agonie. C’est ce que j’étais, un homme qui agonisait depuis le jour où je l’avais quitté. Mais je n’en fis rien.  « Je suis devenu gérant d’un magasin de bricolage en ville, ça me fait passer le temps et ... » Les secondes s’écoulèrent tandis que je retenais mon souffle.  « Je m’occupe comme je peux, je vois des gens etc, des trucs normaux quoi. » Non, je ne pouvais pas lui dire que j’étais avec quelqu’un. J’avais peur de voir son sourire se transformer en tristesse. De toute façon, qu’elle le sache ou non ne changeait sûrement pas grand-chose pour elle, comme elle avait si bien dit, elle avait besoin de changer et elle avait probablement dû rencontrer quelqu’un. Les questions affluaient dans mon esprit « Et toi alors ? Tu es heureuse ? Tu as rencontré quelqu’un ? Est-ce que je te manque parfois ? » des tas et des tas de questions qui se bousculaient dans mon esprit mais que je ne pouvais pas demander. J’étais à deux doigts de craquer mais n’en fit rien, à quoi bon ?

Que pouvait bien signifier sa dernière phrase ? Qu’elle était de retour depuis un mois ? Y-avait-il un message caché derrière ces mots ? Du genre, je suis revenue pour toi et je ne compte pas lâcher ou plutôt, ça ne me fait ni chaud ni froid, je suis passée à autre chose. Je décidai tant bien que mal de relever les yeux et de la regarder de nouveau. Un mois qu’elle était là et je ne l’avais pas croisé une seule fois. « Et moi je n’ai jamais bougé d’ici. » Mon regard se planta profondément dans le sien, sans ciller. Elle avait fui, elle m’avait abandonnée tandis que moi j’étais resté ici, faisant face à mes problèmes. J’essayai d’être fort alors qu’en vérité, j’étais incroyablement faible.

 

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MessageSujet: Re: Leith & Max | Set me on fire   Mar 21 Oct - 20:44

Set me on fire

Leith & Max

Tout pouvait bien changer, les décors, les paysages, les gens, le monde, tout pouvait tourner, et pourtant, l’amour qu’elle ressentait pour Leith ne semblait jamais s’éteindre. C’était trop tard maintenant, mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’espérer. C’était ce qui l’avait tenu debout tout au long de son traitement, c’était ce qui l’avait poussé à rester en vie. Un infime espoir, ridicule certes, inutile, probablement, mais si elle était là aujourd’hui, c’était sans doute grâce à ça. Encore une fois, il l’avait sauvée, et sans le savoir, ni même le vouloir. Elle avait eu de la chance en le rencontrant, elle le savait parfaitement, et elle, elle n’avait pas été à la hauteur. Elle ne l’avait jamais sauvé, elle ne l’avait pas réellement remercié, et aujourd’hui, voilà qu’elle l’abordait trois ans après leur rupture pour tâcher de reprendre contact en échangeant des banalités qui ne leur ressemblaient guère. Elle souriait comme si tout allait bien, faisait comme si rien de grave n’était arrivé, comme si elle n’avait pas eu cette leucémie qui avait fini par tout gâcher. Il était là devant elle, et ça lui réchauffait le cœur en même temps que ça le lui brisait. Il évita vite sa première question et remarqua sa nouvelle couleur de cheveux. Elle n’avait jamais essayé le roux, et n’en était pas mécontente. Elle osa lui demander s’il aimait cette couleur, affirmant un besoin de changement. Toujours se détacher d’elle-même, parce qu’elle ne s’aimait pas, elle se détestait pour ce qu’elle avait fait, pour tout. Elle ne voulait plus être Maxine, et une coloration, c’était un bon moyen de changer d’identité.

Il eût un rire qui lui pinça violemment le cœur. Elle qui jusque-là minaudait presque sur sa couleur de cheveux, toute rougissante, elle fut coupée net par sa remarque glaciale. Qu’espérait-elle à la fin ? Qu’il fasse comme elle, qu’il sourit et rayant le passé ? Ca n’était pas plus simple. Son sourire s’abaissa immédiatement, sa main descendit le long de son cou pour retrouver sa place le long de son corps. Elle baissa la tête, la hochant machinalement. « Evidemment. » Oui, évidemment qu’il préférait le blond, et évidemment qu’il ne la trouverait plus jamais belle. Quelle idiote. Son cœur battait trop vite et elle commençait presque à trembler. Elle finit par relever la tête en souriant, toujours un sourire pour cacher son malaise, puis elle lui demanda ce qu’il devenait. On aurait dit qu’ils n’étaient rien, juste deux anciens camarades d’un passé lointain. Elle détestait cette impression de distance, ce sentiment de n’être plus rien qu’une étrangère à ses yeux. Elle n’avait pas envie de disparaître de sa vie. Elle voulait franchir ce mètre qui les séparait, lui demander pardon un millier de fois, lui expliquer, lui parler, le serrer fort pour ne plus qu’il parte, mais elle n’en avait aucun droit. Il ne voudrait pas de ses excuses, il ne voudrait pas de ses explications, et le rejetterait sans doute si elle s’accrochait à lui. Il ne pourrait pas la pardonner. C’était trop tard pour eux, et pourtant elle restait là, incapable de couper ce lien qui les unissait toujours malgré tout.

Il lui racontait un peu sa vie, du moins, une toute petite partie banale à pleurer. Elle détestait cette conversation. Elle n’avait pas lieu d’être, mais elle ne savait pas par où commencer. Elle avait longtemps pensé à ces retrouvailles et ça n’avait jamais rien à voir avec la réalité. Elle rêvait trop, c’était certain. Elle ne lâcha pas son sourire, telle une idiote un peu trop joyeuse pour être honnête. Il semblait s’être remis de leur histoire, il avait l’air de mener sa vie comme d’ordinaire, comme si elle n’avait pas existé. Là encore, ça lui brisait le cœur. Elle aurait dû être heureuse qu’il s’en sorte sans elle, mais au lieu de ça, ça la désespérait. Elle, elle avait même du mal à respirer sans lui. Elle n’arrivait plus à vivre comme avant, plus grand-chose ne lui importait. Elle qui autrefois aimait lever les yeux vers le ciel, elle ne le regardait même plus. Ce n’était pas juste, comme pouvait-il vivre sa vie comme avant, et elle non ? « Je vois. La vie suit son cours… » Son ton maussade transmettait parfaitement sa déception. Peut-être aurait-elle espéré qu’il lui dise qu’il avait besoin d’elle dans sa vie, que sans elle, elle paraissait fade et sans saveur, mais non, évidemment, ce n’était pas le cas. Il ne l’aimait plus. C’était fini. Elle hésita à lui demander s’il avait quelqu’un dans sa vie mais se rétracta. Elle n’avait pas le droit de poser la question, elle n’était plus personne.

Elle finit par lâcher qu’elle était de retour depuis un mois, un moyen pour elle de lui faire comprendre qu’elle était revenue pour lui, uniquement pour lui. Il n’avait aucune idée de ce qu’elle avait vécu tout ce temps. « Et moi je n’ai jamais bougé d’ici. » Cette simple remarque suffit à la faire s’écrouler. Cette façon qu’il avait de la regarder, ce ton qu’il employait… Elle se sentait tellement mal à présent… Il ne comprenait pas et ne pourrait jamais comprendre, c’était certain. Ils se fixèrent ainsi quelques secondes, et sous le choc, Maxine ne put retenir quelques larmes qui glissèrent le long de ses joues. Quelques instants passèrent encore avant qu’elle ne se décide à les faire disparaître, baissant la tête pour dissimuler son visage. « J’étais obligée de partir tu sais ? Je n’avais pas le choix… » Tout aurait été plus simple si elle avait craché le morceau plus tôt, si elle avait parlé de la leucémie, des conséquences que ça avait eu, mais non, elle ne comptait pas le lui dire. A quoi bon maintenant ? Elle prit une profonde inspiration pour reprendre son calme, puis releva la tête vers lui. « On ne pourrait pas essayer de tirer un trait sur cette histoire ? » C’était trop demander, elle le savait pertinemment mais elle n’avait pas pu s’empêcher de craquer. Elle aurait tellement voulu qu’il oublie tout ça, qu’ils puissent retrouver leur vie comme avant, leur petit bonheur, tout ce qu’ils avaient laissé derrière eux en se quittant trois ans auparavant. Prendre un nouveau départ ici, dans ce cimetière, là où tout avait commencé la première fois.

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MessageSujet: Re: Leith & Max | Set me on fire   Mar 4 Nov - 15:44


Cimetière  ◈ Leith & Maxine
Set me on fire





   

   J
e pensais que la voir souffrir soulagerai le mal être qui s’était encré au plus profond de mon corps, qu’imaginer qu’elle endure ce que j’ai enduré penserai mon cœur blessé mais j’avais tort. Je m’en suis rendu compte au moment où une larme est venue rouler sur sa joue. Je sentais mes traits s’adoucir sans réellement le vouloir, c’était plus fort que moi, je ne pouvais me résoudre à la faire souffrir volontairement. Un long soupir & toutes mes résolutions s’envolèrent. A quoi bon ? C’était il y a tellement longtemps, je doutais d’avoir toutes les réponses à mes questions et ce n’était sûrement pas le bon moment pour en poser non plus. « J’étais obligée de partir tu sais ? Je n’avais pas le choix… ». Sa phrase me laissé perplexe. Que voulait-elle dire par là ? Quelqu’un l’avait-il obligé à partir ? Il était certain que Max me cachait quelque chose, mais quoi ? Et pour quelles raisons ? Je secouai lentement la tête, laissant ces tas de questions flotter dans mon esprit. Je trouverai un autre moment pour les lui poser, supposant que celui-ci n’était pas le bon. Il était encore trop tôt pour parler de choses qui fâchent.

Après quelques secondes à la regarder, je ne pouvais m’empêcher de penser à ce qu’aurait pu être notre vie si tout c’était déroulé autrement. Si elle lui avait parlé de sa grossesse, de son choix d’avorter et des raisons qui l’ont poussé à le faire. On aurait été heureux, c’est certain, mais tout ne se passe pas comme on le veut. Ma main se leva d’elle-même, sans que je ne lui donne d’ordre et vint sécher ses larmes du bout du pouce, dans un geste tendre. Il ne fallait pas craquer. Malgré tout, Maxine était Maxine, elle restera toujours la fille qui m’a sauvé et qui m’a rendu le sourire, même si ça n’a duré que quelques années, elles resteraient les plus belles de ma vie. « On ne pourrait pas essayer de tirer un trait sur cette histoire ? » Lentement, mon bras repris sa place initiale le long de mon corps tandis que je réfléchissais à ce qu’elle venait de me dire. Tirer un trait ? Non c’était impossible. Rayer ce pan de ma vie aussi magique reviendrai à dire que la femme qui se tenait devant moi n’était personne, alors qu’elle était tout. Tout ce que je voulais. J’affichai un petit sourire en penchant la tête sur le côté pour la détailler en silence. Voulait-elle vraiment partir sur de nouvelles bases ? Essayer d’être … Amis ? Bon, assez de questions merde. « Je … Euh » Je ne savais pas quoi dire en fait. Sa proposition m’avait pris au dépourvu. « Tirer un trait c’est impossible, mais on peut essayer d’avancer. » Comment ? Je ne le savais pas. En venant voir ma mère au cimetière, je ne m’attendais pas à croiser Maxine et encore moins à ce qu’elle me dise tout ça. Mon cœur battait la chamade et moi je me retrouvais planté là, sans rien dire d’intéressant. Comme un con. Gêné, je préférai détacher mon regard du sien pour venir le poser sur la tombe de ma mère. C’était peut-être un signe. Je ne pus réprimer un petit sourire à cette pensée. « Tu as revu ta famille depuis que tu es rentrée ? » Ça faisait bien longtemps que je n’en avais pas eu et pour tout dire, je n’en cherchai pas vraiment. Revoir sa mère ou même sa sœur, c’était affreux. Tous les souvenirs de notre relation remontaient à la surface et étaient trop puissants pour mon pauvre petit cœur. Ils m’étouffaient. J’évitais donc le plus possible de les voir. Depuis le temps qu’elle était revenue, elle avait probablement pris des nouvelles de sa mère.

 

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MessageSujet: Re: Leith & Max | Set me on fire   Dim 16 Nov - 19:52

Set me on fire

Leith & Max

Elle ne pouvait pas s’empêcher de pleurer. Quelle idiote elle était, toujours les larmes aux yeux comme la première fois qu’il l’avait vue. Il fallait croire que c’était une habitude chez elle, et pourtant elle s’efforçait de devenir plus forte pour affronter la vie, mais rien n’y faisait. Elle était toujours si fragile. Avoir Leith en face d’elle remontait tous ses souvenirs avec lui, à quel point ils avaient été heureux, à quel point ils auraient pu l’être encore, et à quel point, surtout, elle avait tout gâché. Elle, et sa leucémie. Elle avait voulu le préserver, tout simplement, l’épargner, ne sachant que trop bien ce que ça faisait de voir quelqu’un qu’on aime malade et au bord de la mort. Elle n’avait pas voulu qu’il ait cette image d’elle, alors elle avait menti, et ce bébé avait été son ultime mensonge. Elle n’aurait de toute façon pas pu le garder, pas sans le mettre en danger et elle avec. Leith ne comprendrait jamais, car jamais elle ne lui en parlerait, et sans doute que le pardon serait impossible à obtenir dans cette situation, mais elle préférait garder le peu d’espoir qui lui restait encore. C’était déjà un bon début, ils étaient là tous les deux, l’un en face de l’autre.

Lorsque la main de Leith se posa sur sa joue pour sécher ses quelques larmes, elle sursauta, déshabituée à un tel contact. Un geste tendre qui lui avait beaucoup trop manqué. Leith restait pour elle l’amour de sa vie, et même dans cette situation qui semblait presque désespérée, elle ne pouvait pas s’empêcher d’y croire encore. Ce geste, qu’est-ce que ça voulait dire ? Est-ce qu’elle avait raison de se dire que tout n’était peut-être pas perdu ? Elle aurait voulu briser cette distance qui les séparait, mais elle n’en avait toujours pas le droit. Alors, à la place, elle osa lui demander d’effacer tout ce qui était arrivé, de tout recommencer à zéro. C’était peut-être trop tôt pour lui demander ça, mais il fallait qu’elle tente sa chance. Il retira doucement sa main et Maxine eut aussitôt envie de la retenir, mais elle n’en fit rien. Après quelques instants, il esquissa un petit sourire qui remplit la jeune femme d’espoir. Et si c’était possible, de tout recommencer ? De faire table rase du passé et repartir de zéro, tenter une nouvelle fois d’être heureux ensemble ? Il commença par bafouiller, mais elle l’écoutait avec la plus grande attention, les yeux brillant tant elle espérait qu’il accepte sa proposition. Il lui avait tant manqué que ça aurait pu la tuer.

Lorsqu’il lui répondit enfin, son cœur bondit de joie. Essayer d’avancer. C’était bien plus que ce qu’elle aurait pu penser. Il avait raison, tirer un trait paraissait bien compliqué, mais ils pourraient toujours avancer ensemble, reprendre où ils en étaient. Elle espérait encore, un peu bêtement sûrement, s’enflammant déjà. Elle sourit, trop heureuse pour le cacher. « Avancer, c’est parfait. » Elle le regardait, toujours aussi amoureuse, comme au premier jour. Comment était-ce possible ? Comment est-ce qu’un amour pouvait durer si longtemps sans jamais faiblir ? Elle n’était à la base pourtant pas du genre à croire à toutes ces histoires qu’on racontait pour émouvoir, mais après avoir rencontré Leith, tout avait changé, toute sa vie, toute sa vision des choses. Elle ne pourrait jamais l’oublier, lui. Après un autre silence, il finit par lui demander si elle avait revu sa famille depuis qu’elle était de retour. Sa famille. Son père était mort, sa mère… c’était sa mère, et sa sœur ne comptait plus à ses yeux. Elle détourna les yeux, un peu honteuse malgré tout. « Non. Je n’ai plus envie de revoir ma sœur. Et je crois que ma mère n’a pas vraiment l’intention de me reparler après ce que j’ai fait… Et toi, tu les as revues depuis… ? » Sa mère, qui avait appris pour la grossesse et l’avortement bien assez vite, s’était sentie presque trahie. Par la suite, voir sa fille disparaître sans laisser de nouvelle n’avait sans doute pas aidé. « Peut-être que j’irai la voir, un peu plus tard. J’espère qu’elle me pardonnera… » Elle disait aussi bien ça pour sa mère que pour Leith, elle voulait que lui aussi la pardonne, et ça s’entendait dans le ton de sa voix.

Elle baissa ensuite les yeux sur la tombe que fixait Leith quelques minutes plus tôt. Ce fut à ce moment-là qu’elle remarqua. Elisabeth Shelton. Mère et épouse. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour faire le lien. Leith ne lui avait jamais parlé de sa mère, elle ne l’avait jamais rencontrée, à présent elle comprenait pourquoi. Ce qu’elle avait vécu avec son père, il l’avait vécu avec sa mère. Elle releva la tête vers lui l’air grave. Elle ne savait pas quoi dire. Est-ce qu’elle devait faire comme si de rien n’était, ou en parler ? Elle ne pouvait pas se taire. « Tu ne m’avais jamais dit… Pour ta mère… » Ce n’était certainement pas le moment d’en parler, peut-être qu’il se braquerait, après tout, elle non plus ne lui avait pas tout dit, et continuait de lui cacher les vraies raisons de leur séparation.

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