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 IOLAN ∆ Ce sont MES cookies !

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MessageSujet: IOLAN ∆ Ce sont MES cookies !    Mer 8 Oct - 0:27

" Because of you... "

 

Feat la choucroute frisé & le déprimé  


Mon téléphone vibre inlassablement. Je jette un coup d'œil furtif à mon écran et vois le nom "Moune" avec une photo de ma mère et moi faisant la grimace. Je lève les yeux au ciel automatiquement. Mon Dieu qu'elle m'exaspère et qu'elle m'étouffe ces derniers temps. Je ne suis pas rentré dormir la nuit dernière. Je lui ai dit que je dormais chez un pote, mais ça elle ne veut pas y croire alors elle me harcèle de textos et d'appelle pour me supplier de rentrer, comme elle l'a déjà fait une dizaine de fois sur mon répondeur. Nerveusement, je fais glisser mon doigt sur l'écran de mon iPhone et décroche.

- Ouaip M'man. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Ahilan ! Enfin, tu réponds... T'es ou bon sang ? Je t'ai appelé des dizaines de fois.
- J'étais chez un pote maman, je te l'ai dit hier soir... J'avais besoin de me changer les idées.
- Ahilan, arrête un peu de te morfondre, il va revenir, je t'en prie. Rentre à la maison avant que je sois obligé d'en parler à ton père. Tu sais comment ça va se terminer sinon...
- Mal ? Lui dis-je, ironiquement en la défiant.
- Ahilan ! Tu te crois drôle ? Allez rentre, j'ai préparé des cookies en plus, vos préférés à Ioan et toi... Je les ai laissés dans le four.
- Si tu veux que je rentre, me parle plus de lui, je t'ai déjà dit...
- AHILAN ! Tes problèmes avec ton frère, c'est ton problème pas le mien qu'on soit d'accord là-dessus ! Alors arrête un peu tes bêtises et comporte toi comme un adulte, tu veux ? Je rentre d'ici deux heures, j'espère pour toi que tu seras rentré...

De rage, je lui raccroche au nez. Elle jouait à quoi là au juste ? À sous-entendre que je me comportais comme un gosse... Elle croyait qu'en me criant dessus comme ça et en me parlant de l'autre frisé, j'allais rappliquer dans la minute peut-être ! Elle pouvait rêver. Je venais de passer la nuit dehors allongé sur l'un des bancs de la station de bus de Pearl Trees et à vrai dire j'avais mal partout. Je n'avais qu'une envie, c'était retrouver mon petit lit douillet et qu'on me foute la paix pour quelques heures au moins. Mon téléphone vibra de nouveau. Je grognais déjà en imaginant ma mère me rappelant pour me hurler de ne jamais plus lui raccrocher au nez et finalement après vérification, je pus lire " Daddy " accompagné d'une photo de mon père avec Ioan, Aksel, Benjamin et moi... Cette photo datait de 2 ans pour ses 50 ans. Il nous avait suppliés pendant des heures pour avoir cette fameuse photo réunissant les hommes de la famille. Quelle blague quand j'y repense ! Mais déjà à l'époque, je m'étais retrouvé du côté droit de mon père avec Benjamin quand Aksel et Ioan étaient du côté gauche. C'était peut-être un signe... Enfin là, tout de suite, tout ce que je savais c'était que quand mon père appelait, ça, ce n'était jamais bon signe surtout vu ce qu'il venait de se produire avec ma mère. Je décrochais hésitant et un poil effrayé de ce qui m'attendait. J'attendais silencieusement ma sentence.

- AHILAN ?
- ...
- Ahilan Griffin, j'espère pour toi que tu m'entends. Rentre tout de suite à la maison ou sinon ce soir, c'est moi qui fous tes affaires à la porte et tu vas pouvoir dormir dehors comme bon te semble. À tout à l'heure !

Visiblement, mon père était plutôt énervé et avant même que je puisse lui répondre quoi que ce soit, c'était lui qui m'avait raccroché au nez. Je grognais de rage à mon tour. Ioan, on ne l'avait pas emmerdé lui quand il avait décidé du jour au lendemain de se barrer d'ici, on l'y avait même aidé... Ça me paraissait totalement injuste, mais en regardant autour de moi, je n'avais personne à qui me plaindre, même pas la vieille McAllister. Jamais là quand il faut celle-là ! Assis sur mon banc, je réfléchissais aux différentes options qui s'offraient à moi.

1. Rentrer chez moi - Manger des cookies et hiberner dans mon lit douillet jusqu'à demain au moins.
2. Rester ici - Mourir de faim et prendre le risque de me faire ruiner toutes mes affaires.


Finalement, le gargouillis de mon ventre pris la décision à ma place. Les cookies. Toujours choisir les cookies internationaux de ma mère. Après avoir marché une vingtaine de minutes, je pouvais enfin apercevoir notre maison. J'ouvris la porte à la volée sans réfléchir, jetais mon sac dans le couloir imaginant ma mère déjà m'ordonnant de le ramasser le sourire aux lèvres contente toutefois de mon retour. J'entendis des bruits de placards dans la cuisine, finalement, elle était rentrée plus vite que prévue ce qui j'espérais n'était pas mauvais signe pour moi.

- M'man je suis rentrée... C'est bon, tu peux appeler pour supprimer l'alerte enlèvement.

Aucune réponse à ma petite blague de mauvais goût. Ça y est, c'était officiel, ma mère me faisait la gueule, ce qu'évidemment, je détestais. Si moi, j'avais le droit, elle ne l'avait pas. C'était elle l'adulte après tout comme elle me l'avait bien fait comprendre, c'était son rôle de me supporter et moi de l'emmerder. Je me dirigeais d'un pas décisif vers le pays des merveilles en quête du cookie disparu qui saura remplir ce ventre criant famine depuis quelques heures. Je devais être en train de rêver. Ioan était là. Oui Ioan était vraiment là dans notre cuisine. Je me répétais cette phrase nerveusement dans la tête pendant que je le fixais les yeux écarquillés. Incapable de savoir si j'avais envie de le tuer à coup de plateau métallique ou le serrer dans mes bras en lui hurlant qu'il m'a manqué.

Il était la cause de mon malheur et à la fois celui qui m'enlèverait ce poids que je trimballais depuis des mois à présent. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Ça ne pouvait pas être vrai. Je me frottais les yeux énergiquement pour me convaincre de ce que j'étais en train d'observer. Ioan en train de se goinfrer avec MES cookies. Quel culot il avait ! Il revenait la bouche en chœur, l'air de rien et bouffait MES cookies. J'arrachais l'assiette de la table pour la tirer vers moi.

- Je ne sais pas ce que tu fous là, mais t'es plus le bienvenu... Et pour ta gouverne ce sont MES cookies que MA mère a préparés, tu sais celle qui te considérait comme son fils avant que tu te barres pour retrouver ta fabuleuse famille.

Ce que je venais de lui dire était d'un ridicule, j'en étais conscient. Mais je m'attendais à tout sauf à ça... Est-ce que les autres le savaient ? Est-ce que ma mère m'avait harcelé au téléphone pour m'annoncer son retour ? Est-ce que j'étais le premier à être tombé sur lui ? Mes mains tremblaient, ma gorge s'était serrée et je savais que j'allais lui coller mon poing sur son visage bronzé si on ne mettait pas de distance de sécurité entre lui et moi. Sans attendre de réponse de sa part, je fis demi-tour et montais les marches qui me séparaient de ma chambre quatre à quatre.
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OMG ! Yulia me flashe par sexto !!!


MessageSujet: Re: IOLAN ∆ Ce sont MES cookies !    Ven 31 Oct - 2:32


Can we take the same road two days in the same clothes, and I know just what he’ll say if I make all this pain go. Can we stop this for a minute ? You know, I can tell that your heart isn’t in it or with it... AHI & IOIO

We can both remove the masks and admit we regret it from the start.

Il avait beau être chez lui, dans sa maison, avoir retrouvé sa chambre, ses frères, ses parents, Ioan ne se sentait pourtant toujours pas à l’aise, inconfortable, un pincement au cœur et l’estomac noué. L’accueil avait été meilleur que ce qu’il avait imaginé, Elsa avait l’air heureuse, même Ben était venu le saluer, Aksel lui avait sauté au cou, ça l’avait rassuré, enlevé un poids… Mais pas tout. Un peu plus tard, sa mère rentra du travail et c’est à cet instant précis qu’il réalisa à quel point il avait été stupide d’angoisser à l’idée de rentrer, que finalement, malgré ce départ, malgré cette quête, cette envie de retrouver ses origines, sa famille l’aimait toujours autant. L’étreinte de sa mère le fit presque suffoquer, mais il ne dit pas un mot, parce que ce câlin, il en avait rêvé à maintes reprises. "Par contre mon chéri, je vais te prendre rendez-vous chez le coiffeur, qu'est-ce que c'est que cette touffe ?!" Ioan explosa de rire, même les critiques de sa mère lui mettait du baume au coeur. Tandis qu'elle remuait les bras dans tous les sens, constatant les dégâts capillaires, son parfum lui chatouilla les narines et instinctivement, Ioan vit défiler plein de souvenirs d’enfance dans sa tête… Il se revoyait à Noël, lui sur une jambe, Ahilan sur l’autre, agrippés à leur mère tandis que leur père accrochait l’étoile en haut du sapin. Depuis toutes ces années, elle n’avait jamais changé de parfum, et Ioan & Ahilan avaient toujours gardé cette habitude ridicule d’assister à la touche finale de la décoration du sapin. Ahilan… Il n’avait pas été là pour son départ, et encore une fois, il n’était pas là pour son retour. Une part de lui était déçu, parce qu’Ioan sans Ahilan n’existe pas vraiment, c’était comme s’il lui manquait un poumon, une jambe et un bras à la fois. Tous ces mois en Bulgarie n’avait pas apaisé la souffrance et la déception qu’il avait pu ressentir lorsqu’il avait compris que son frère, son meilleur ami, ne daignerait pas lui dire au revoir, ne serait pas là pour lui envoyer une claque dans le dos et lui dire une connerie qui lui donnerait envie de rester, non, il avait choisi de l’ignorer. Le frisé avait repensé à tout ça, avait refait le scénario des milliers de fois, et s’il reconnaissait qu’il s’y était mal pris, qu’il aurait dû lui en parler plus tôt, qu’il n’aurait as du lu cacher ce mal-être qu’il ressentait de plus en plus, il n’admettait pas en revanche qu’Ahilan n’ait pas essayé de le comprendre, n’ait même pas cherché à l’écouter plus que ça, ne lui ait jamais laissé l’opportunité de discuter, ni même, une fois en Europe, de lui raconter ce qui se passait. Il ne s’est pas intéressé une seule fois à ce moment important de la vie de son frangin, à ces nouvelles qui l’ont bouleversé, à la rencontre avec sa mère biologique, non, il l’avait renié, et c’était le plus frustrant. Plus que titre, il était avant tout blessé, alors il avait repoussé son retour, semaines après semaines, refusant de prendre cette vérité en pleine face. Et puis cette lettre avait tout changé, Benjamin avait pris la peine de lui écrire, et ce geste l’avait alarmé. Si Ben en était arrivé là, c’était que quelque chose se passait, et ça n’annonçait rien de bon. Au téléphone, ses parents lui avaient assuré que tout le monde allait bien, les quelques fois où il avait demandé des nouvelles de ses frères, sa mère s’était contenté d’un « oh tu les connais… » qui voulait tout dire et rien dire à la fois, mais Ioan s’en contentait, sûrement parce qu’il n’avait pas le cran d’affronter la vérité, au fond, c’était plus facile de faire comme si tout allait bien, ça lui convenait. Mais maintenant il était là, à Pearl Trees, dans leur maison, et il n’allait pas pouvoir y échapper, tôt ou tard, il devrait s’y confronter.  

Ne voulant pas interférer dans les retrouvailles et surtout gâcher la joie et le bonheur de la famille Griffin, Yulia était partie faire un tour dans la village avec Roman, Elsa, Aksel et Benjamin était repartis en cours, et sa mère était partie faire quelques courses pour qu’ils puissent tous fêter le retour du frisé comme il se devait. Du coup, Ioan était seul à la maison, et l’angoisse de voir son frangin rentrer d’une minute à l’autre commençait à le rendre malade. Il faisait les cent pas, cherchant quoi dire. « Salut Ahi !... Nan ça fera trop con… » Il allait et venait devant le canapé, le coussin remplaçant son frangin. « Devine qui est lààààà ? Nan nan, ça fait faux-cul… » Soufflant de dépit, il alla se chercher de quoi s’empiffrer pour oublier ce stress qui le rongeait. C’était fou de se rendre malade, jamais il n’aurait en arriver là un jour avec Ahi, mais pourtant, la situation était telle qu’il n’arrivait même pas à se relaxer tranquillement dans le canapé. Finalement, il tomba sur les super cookies de sa mère et ne put résister une seconde de plus ! Qu’est-ce que c’était bon d’être à la maison, il avait presque oublié que sa maman faisait des petites merveilles comme ça, un vrai orgasme pour ses papilles. Finalement, la porte d’entrée s’ouvrit, et Ioan entendit Ahilan annoncer son arrivée à sa mère. Clairement, les parents étaient sous tension vis-à-vis de lui vu les messages salés qu’ils avaient tous les deux laissé sur son répondeur à midi, et l’intonation de son frère laissait présager qu’il n’en avait pas grand-chose à faire. C’était le moment ? Est-ce qu’il restait là, est-ce qu’il allait à sa rencontre ? Il avait surtout envie de se cacher et de n’en sortir qu’une fois qu’il aurait pu espionner un peu et se préparer psychologiquement, toutefois, il n’avait plus l’âge pour tenir dans le placard et avant qu’il ait eu le temps de réfléchir à un plan B, Ahilan faisait déjà irruption dans la cuisine. Machinalement en l’entendant s’approcher, Ioan avait tourné le dos à l’entrée, prétendant chercher un verre dans le lave-vaisselle. La tête penchée dans la machine, il soufflait un bon coup, avalait sa salive et fit finalement face à son frère, un sourire timide sur le visage. Ses cheveux avait poussé, il avait l’air carrément con avec son bandeau dans les cheveux ! Personne ne lui avait dit que c’était moche et que ça lui donnait un petit côté féminin qui laissait à penser qu’il avait changé de bord ? Avant qu’il n’ait le temps de dire quoique ce soit, Ahilan s’accapara l’assiette et lui envoya un pic salé dans le visage. « Sa mère », comme s’ils ne partageaient plus rien désormais. Il était vraiment grave, ça n’avait pas suffi de ne pas daigner lui dire au revoir, il fallait aussi qu’il soit méchant et même dédaigneux !? Pire encore, il ne lui laissa même pas la chance de répondre et s’enfuit avec les cookies dans sa chambre. Ioan n’en revenait pas, il n’aurait pas cru que son frère puisse être si dur et froid, depuis tout ce temps… Qui était-il et qu’avait-il fait de son Ahilan à lui ?! Il resta un moment immobile face à cette table maintenant vide, ne sachant pas très bien s’il devait reprendre sa valise, se barrer et claquer la porte, ou bien aller lui péter la gueule. Finalement, il grimpa les escaliers et ouvrit la porte de la chambre d’Ahilan sans même frapper. « Tu sais quoi, t’es qu’un égoïste, tu dis de moi mais regarde-toi, tu laisses les parents s’inquiéter pour toi, t’es même pas capable de me dire bonjour sans cracher ton venin, t’es en colère, ouais, ba figure-toi que t’es pas le seul ! T’es même pas venu me dire au revoir à l’aéroport bordel de merde ?! J’me barre et tu viens même pas me saluer… J’suis peut-être parti, ouais, je t’en ai parlé au dernier moment, mais est-ce qu’une seule fois, une seule putain de fois, t’as réfléchi au pourquoi du comment ? Tu t’es pas dit que plus tard j’te le disais, moins dur pour moi ça serait de vous quitter, moins de temps je te laissais, moins de temps ça te laissait aussi de me donner de meilleures raisons de rester… T’as pas été là dans le moment le plus difficile de ma vie, tu me déçois. T’es qu’un lâche, c’est tout ce que t’es. » Le frisé sentait ses joues prendre une teinte rosée, la colère montait et il avait envie de lui dire combien il lui avait manqué, combien il aurait eu besoin de lui, combien il aurait aimé avoir sa bénédiction, ses encouragements, combien son absence a entamé son moral bien des fois… Mais là, en le regardant, il se rendit compte qu’effectivement, son voyage avait changé sa vie, il avait gagné l’amour, mais perdu un frère. Il était furieux, frustré, alors quand il aperçut cette photo de famille qui trainait sur le bureau, il la prit et brisa le cadre sur le sol. « C’est ça que tu veux ? Hein ? » Il attrapa la balle de baseball de collection qu’ils avaient eu pour leurs dix ans, puis une paire de ciseaux, et commença à la tailler en deux elle aussi. « Apparemment, toi et moi, on n’a plus rien en commun c’est ça… » Il y mettait toute sa force, puisque c’était comme ça, alors que les choses soient claires.
(c) Bloody Storm

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MessageSujet: Re: IOLAN ∆ Ce sont MES cookies !    Dim 2 Nov - 13:17

" Because of you... "

 

Feat la choucroute frisé & le déprimé  


Je ne savais pas si c'était le fait d'avoir vu Ioan alors que je n'y attendais pas, ses quelques marches que j'avais monté quatre à quatre comme si la mort me courait après ou le fait de voir ma vie de nouveau chamboulé, mais je n'arrivais plus à respirer. J'essayais de me calmer, mais mon cœur tambourinait contre mon torse, m'empêchant de réfléchir convenablement sur la façon dont je devais réagir là tout de suite. Je savais que mon frisé me suivrait et ne me laisserait pas m'en sortir comme ça. Je l'entendais déjà arriver comme un malade derrière moi et j'en étais terrorisé. J'avais envie de me cacher sous ma couette et redevenir invisible comme quand on était gosse et que Ioan me prenait la main en me disant qu'ici aucun monstre serait capable de nous trouver ici. Oui, mais cette fois le monstre, c'était lui. Et lui la connaissait cette cachette... J'aurais pu bloquer la porte et m'enfermer ici, mais je n'aurais que reculer à plus tard cette confrontation qui allait avoir lieu. La porte s'ouvrit violemment, je le savais derrière moi, mais je ne voulais pas l'affronter. Je n'arrivais pas à croire qu'enfin, il était là...

Il m'avait détruit et au passage je nous avais détruits aussi à petit feu... Je le savais et d'un côté, je le détestais d'être de retour pour me mettre face à tout ça. Notre duo de choc était devenu un trio avec l'arrivée d'Aksel quelques années plus tôt et son départ avait tout foutu en l'air. Plus de duos, de trio... Puis finalement les règles avaient changé et notre famille avait éclaté. J'avais réussi à dire à Aksel qu'il n'était plus mon frère et faire croire à tout le monde que je détestais mon frisé plus que n'importe qui à présent. J'étais censé faire quoi moi maintenant ? Me retourner et lui dire que son départ m'avait fait tellement mal que j'avais perdu les pédales et que j'étais devenu quelqu'un d'autre. J'étais à la fois redevenue le Ahilan solitaire et silencieux qu'il avait connu à son arrivée à Pearl Trees puis j'étais aussi devenu un Ahilan qu'il ne connaissait pas : méchant, dépressif et mauvais. Sa voix résonna dans la pièce. Cette chambre qui autrefois était notre territoire était devenu mon lieu de refuge depuis quelques mois. Mes yeux s'étaient posés sur la maison des Maden, espérant que Nayana puisse sortir me voir et me sortir de ce pétrin. Elle aussi, elle me manquait. Je m'étais isolé de tout le monde et j'avais envoyé chier petit à petit toutes les personnes pour qui je comptais et tout ça à cause de lui... J'écoutais Ioan me hurler sa haine et combien moi aussi, j'avais foiré dans cette situation. Il avait raison, en parti du moins... Et je réalisais que si le départ de Ioan lui avait donné plus ou moins le mauvais rôle, à présent son retour le nettoyait de tout soupçon et à présent je devenais le nouveau coupable. J'allais être celui qui n'a pas soutenu son frère, celui qui n'a pas dit au revoir et qui n'a pas ouvert les bras à son retour non plus, celui qui a foutu un sacré bordel et qui a fait s'inquiéter ses parents... Le petit con du village à présent, c'était moi.

J'écoutais Ioan sans broncher. Je ne pouvais pas lui répondre. Ma gorge me brulait et ma fierté m'ordonnait de me taire, lui laissant le silence pour seule réponse. Je n'avais toujours pas réussi à détourner mon regard de la fenêtre pour affronter le sien, ce qui visiblement le rendait fou de rage. Le seul cadre qui n'avait pas été éclaté par l'une de mes crises, était à présent brisée à mes pieds. Ioan finissait - sans le savoir - ce que j'avais déjà commencé aux cours de mes nombreuses disputes avec Aksel, Ben et les parents depuis son départ. Mon regard se posa sur cette photo, elle datait de l'arrivée d'Aksel. La famille était unie plus que jamais, et même Ben avait espoir que ce nouveau frère pencherait en sa faveur à en croire son sourire. Le même sourire apparut au coin de mes lèvres pour lui prouver que rien de ce qu'il pourrait faire ne m'atteindra aujourd'hui. J'en profitais pour jeter un coup d'œil rapide à Ioan qui paraissait totalement désemparé. Je le vis attraper notre balle de baseball, qu'on avait eu pour notre dixième anniversaire et commencer à la taillader elle aussi. Notre balle, celle de notre joueur préféré. Celle que personne n'avait le droit de toucher. Pas même Aksel. Plusieurs fois, notre petit blond était devenu la cible de nos coups en voulant nous la voler puis même lui avait finis par comprendre combien cette balle était importante pour nous et avait abdiquer dans ses vols répétitifs. Je connaissais Ioan par cœur, je savais qu'il essayait de me faire réagir. Il essayait de me blesser à mon tour pour me faire sortir de mes gonds et provoquer une réaction chez moi. Évidemment qu'il me blessait, mais je ne pouvais pas me permettre de donner de l'importance à ce qu'il venait de faire... Je ne lui ferais certainement pas ce plaisir-là !

Désormais, je lui faisais face. J'observais mon frère de la tête aux pieds. Quand moi, j'avais perdu du poids, lui en avait pris. Ses cheveux avaient poussé, sûrement trop au goût de notre mère, puisqu'elle me harcelait tous les deux jours pour que j'aille couper les miens qui eux aussi avaient poussé. La Bulgarie l'avait changé. Il n'était plus totalement le même et je pouvais le voir rien qu'en le regardant. Que lui était-il arrivé ? Qui avait-il rencontré ou qu'avait-il pu trouvés une fois là-bas ? Avait-il retrouvé sa mère ? Son père ? Un autre frère peut-être ? Toutes ces questions, je ne me les étais jamais vraiment posé jusqu'à maintenant. Ma haine et ma peine, m'avaient empêché de penser à lui convenablement. C'est vrai que j'avais été égoïste, mais lui aussi sans le savoir et je n'arrivais pas à ne pas le détester pour ça.

- Apparemment, c'est toi qui l'as voulu en premier lieu... Non ? Lui répondis-je ironiquement, le défiant du regard.

J'aurais aimé être moins con, le prendre dans mes bras, m'effondrer, m'excuser et lui dire à quel point ce petit con m'a manqué. Que sans lui, je n'étais plus moi et que je me suis perdu en chemin. Que la vie n'avait plus la même saveur depuis son départ. Mais le connard que j'étais devenu, m'empêchait d'être le frère que j'avais été autrefois. J'avais envie de le blesser, de lui faire mal à mon tour et de lui prouver que la vie ne s'était pas arrêtée à son départ. Mon sourcil gauche, comme à chaque fois que j'étais nerveux, jouait à la lambada en bougeant tout seul, sans que je puisse faire quoi que ce soit pour l'arrêter.

- Ne t'inquiète pas, je vais bientôt me barrer d'ici ! Je me suis déjà renseigné et j'ai commencé à faire les papiers pour récupérer mon nom pakistanais. Dans quelques mois, je serai Ahilan Hashmi.


Je venais de lui lâcher une bombe. Ahilan Hashmi. Je n'avais pas prononcé mon nom depuis des années et je l'avais presque oublié. Je ne me reconnaissais pas et ne pensais pas un mot de ce que je lui disais, mais ça, il ne le savait pas. Mon cœur me pinça, lui aussi me prévenait à sa façon que j'étais en train de faire du grand n'importe quoi. Et si Ioan allait en parler aux parents ? Que devrais-je dire ou répondre ? À quel point, ça blesserait mes parents ?

- Tu seras enfin débarrassé de moi comme ça ! Je vais vous foutre la paix pour de bon et tu pourras même récupérer cette chambre pour toi tout seul !

Mes conneries me blessaient tout autant que lui au final et je savais que j'étais en train de me mettre dans un pétrin encore plus grand que d'habitude...
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